La province de Mai-Ndombe a été désignée parmi les deux premières (avec le Kasaï) devant servir des provinces pilotes pour la campagne agricole dont le lancement a été donné par le Vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, le jeudi 17 octobre dernier à l’espace Echangeur situé dans la commune de Lemba, à Kinshasa).
Par cette campagne agricole, le gouvernement Suminwa s’attend à matérialiser le slogan : « la revanche du sol sur le sous-sol », comme voulu par le premier citoyen, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le but est d’exploiter les terres fertiles du pays pour créer de l’emploi et diminuer les importations des produits de première nécessité, l’une des causes de la perte du pouvoir d’achat des Congolais. En principe, cette action gouvernementale devra couvrir toutes les 26 provinces que compte la RD Congo.
Mais, pour un premier temps, deux provinces vont d’abord débuter la campagne agricole dont la province de Mai-Ndombe (issue du démembrement de l’ex-province de Bandundu) qui est confrontée à l’activisme des miliciens Mobondo ; un conflit qui trouverait sa source dans les tensions interethniques. En dépit des accords et des compromis trouvés entre les chefs Teke et Yaka, pour enterrer la hache de guerre, la réalité du terrain est toute autre. Car, les miliciens Mobondo continuent de s’attaquer aux paisibles citoyens, voire aux militaires congolais.
Devant cet activisme de la milice Mobondo, la population de Kwamouth et d’autres territoires de Mai-Ndombe touchées par cette insécurité, se sont vue dans l’obligation de fuir leurs domiciles pour se mettre à l’abri dans les provinces environnantes, notamment au Kwilu et Kwango. Pourtant, cette population de Mai-Ndombe est connue pour ses activités champêtres, ravitaillant par ailleurs la ville-province de Kinshasa en produits agricoles. Depuis la naissance de Mobondo, le Mai-Ndombe ne parvient plus à jouer son rôle de province nourricière.
Aujourd’hui, la grande question que de nombreux observateurs congolais se posent est la suivante : comment réussir cette campagne agricole dans la province de Mai-Ndombe dans un contexte d’insécurité ?
En réponse à la question, le gouvernement congolais devrait multiplier les efforts pour ramener définitivement la paix dans cette partie du pays, en vue de mener à bon port toutes les activités relatives à la campagne agricole. Surtout pour une province pilote, la réussite de ce programme dépend forcément de la situation sécuritaire.