Ce samedi 19 octobre, la capitale congolaise a été mise à l’arrêt après de fortes pluies qui ont inondé les principales artères de la ville. La paralysie a touché l’ensemble de Kinshasa, empêchant toute circulation des taxis, taxis-bus et motos. Les Kinois, pris de court, ont dû se résoudre à rester chez eux face à des rues devenues impraticables.
Le problème des caniveaux bouchés a aggravé la situation, empêchant les eaux de pluie de s’évacuer correctement. Dans plusieurs quartiers, y compris dans la commune de la Gombe, habituellement épargnée, les inondations ont touché des habitations et des commerces. Boutiques, pharmacies, marchés et écoles ont eu du mal à ouvrir aux heures habituelles, paralysant ainsi l’économie locale.
Des quartiers populaires comme Barumbu, Kasa-Vubu, et Matete ont particulièrement souffert, les inondations atteignant un niveau préoccupant. Même les avenues principales menant au centre-ville, telles que Kabambare, Bokasa, Kabinda, Croix-Rouge, et Triomphale, se sont retrouvées sous l’eau, rendant toute circulation impossible.
Ces scènes récurrentes mettent en lumière l’urgence d’une meilleure gestion de l’assainissement à Kinshasa. Les caniveaux bouchés, le manque d’infrastructures adaptées au changement climatique, et l’absence de mesures préventives exposent la ville à des risques majeurs. Outre les dégâts matériels, les risques pour la santé publique et la sécurité des habitants, tels que les électrocutions dues à la montée des eaux, ne cessent d’inquiéter.
Face à ce constat alarmant, les habitants appellent les autorités à prendre des mesures durables. La réhabilitation des systèmes de drainage, le débouchage régulier des caniveaux, et la mise en place de politiques de gestion des eaux pluviales sont autant de pistes nécessaires pour prévenir de telles catastrophes à l’avenir. En intégrant ces actions dans une politique globale de développement durable, Kinshasa pourra espérer atténuer les effets des inondations récurrentes et protéger ses citoyens contre les conséquences du dérèglement climatique.
Pourtant après la pluie vient le beau temps, à Kinshasa, le développement durable ne doit plus être un concept vague, mais une priorité pour garantir une résilience face aux intempéries, protéger l’environnement et améliorer la qualité de vie de ses habitants.