Ce projet dénommé « zéro déforestation » a été initié par le Brésil pour marquer son implication dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les représentants du pays de la forêt amazonienne ont indiqué que leur gouvernement s’est engagé à réduire de 67% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2035. Ce projet a été évoqué le mercredi 20 novembre 2024 à deux jours de la clôture des assises de la 29ème conférence sur le climat (cop29) qui se tient à Baku, en Azerbaïdjan en l’Asie centrale.
« Le Brésil a décidé de prendre un virage qui profite à la cause climatique. Tout ceci pour donner l’exemple dans la lutte contre le changement climatique et la protection de la forêt amazonienne. L’engagement du gouvernement brésilien est de parvenir à une ‘’déforestation zéro’’ et ce processus sera mené sur deux fronts : la tolérance zéro pour la déforestation illégale et la lutte pour que le développement du Brésil n’intègre pas la destruction des forêts. Le Brésil par ce projet, tourne la page du climato-scepticisme de l’époque du président d’extrême droite Jair Bolsonaro », a déclaré Marina Silva, ministre de l’Environnement du Brésil.
A en croire les représentants du Brésil, la protection de la forêt amazonienne devient un objectif absolu pour son programme au cours de ce mandat du président Da silva Lula. Par conséquent, tous les secteurs d’activité joueront un rôle pour permettre au pays de parvenir à cette fin.
« Notre territoire c’est notre vie et notre corps. Les populations autochtones sont concernées au premier chef par cet engagement. Elles sont précurseur dans la lutte pour la préservation de l’environnement. C’est pourquoi, outre les représentants du gouvernement brésilien, des femmes amérindiennes sont venues sur place faire entendre la voix des peuples autochtones. Elles ont rappelé qu’il n’y aura pas de planète B et demandent aux gouvernements du monde entier d’œuvrer pour la ‘’justice climatique’’ et de les aider à protéger les territoires ancestraux de leurs peuples », a fait savoir Lucimara Patté, cofondatrice de l’Association nationale des femmes indigènes guerrières ancestrales, ANMIGA.
Selon cette responsable d’ANMIGA, chaque jour, dans son pays, 1,5 millions d’arbres étaient abattus en plein cœur du poumon de la planète. Les représentants du gouvernement brésilien ont annoncé amorcer un mouvement inverse, via ce processus « zéro déforestation ». Ces diplomates ont sur la tribune de la COP29 encouragé les autres pays signataires de penser à protéger la planète pour le bien-être des générations futures. Ils ont également demandé que les efforts des peuples autochtones en tant que gardiens des forets soient compensés à pied d’égalité dans le monde entier.