Des déchets toxiques déversés dans une rivière : Les usines pointées du doigt

Des déchets toxiques déversés dans une rivière. Sans vérification, filtration, ni épuration. A Bukavu par exemple, des sociétés comme Pharmakina, une usine pharmaceutique, ou la Bralima, une brasserie, ne constituent que deux cas parmi beaucoup d’autres.

Face à l’absence totale de contrôle, les atteintes à l’environnement menacent la population et les écosystèmes. Principaux responsables : les entreprises brassicoles et cosmétiques.

Au Bas-Congo, c’est pire encore. Selon un rapport de la Commission d’information et d’enquête du parlement, la compagnie pétrolière PERENCO-REP aurait causé d’importants dégâts environnementaux dans les zones pétrolifères. Cette pollution a touché l’eau et les champs de la région, entraînant des maladies pulmonaires chez les habitants.

L’entreprise minière Ruashi Mining porte, elle aussi, une lourde responsabilité. A Lubumbashi, elle a pollué l’eau du village Lwano. Dans un communiqué publié l’année dernière, l’ACIDH accusait Ruashi Mining de déverser des eaux acidifiées provenant de ses installations dans les puits servant à l’arrosage des produits agricoles.

Des décès

Le ministère congolais de l’Environnement avait mis en œuvre le « Plan national de lutte contre la pollution par les hydrocarbures en milieux marin et côtier ». Ce document constitue un effort de tous les acteurs impliqués dans la préservation de l’environnement marin et côtier à lutter efficacement contre le déversement des hydrocarbures.

Devant ces menaces pour la population et l’écosystème, les sociétés brassicoles et cosmétiques sont souvent à l’origine de ce fléau. Selon une évaluation de l’OMS, la pollution cause chaque année 1,6 million de décès dans le monde. Il s’agit en général de maladies comme la pneumonie ou le cancer du poumon.

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