Depuis le retour en force du M23, dans la province du Nord-Kivu, le parc de Virunga subit les exactions de ce groupe terroriste. Plusieurs écogardes sont tombés et des animaux disparus des suites des violences perpétrés dans ce parc qui attirait jadis de nombreux touristes.
A l'occasion de la 14ème édition des Réseaux pour l'environnement et la sécurité dans les aires protégées de la RDC (RESAP) tenue le lundi 14 octobre dernier, le Directeur de l'Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN en sigle, Jules Mayifula a présenté un tableau sombre des actifs du parc de Virunga. A l'en croire, plus de 50% de sa faune ont disparu notamment à cause des activités belliqueuses du M23.
A ce jour, le numéro un de l'ICCN avertir aussi que le parc de Virunga a perdu une bonne partie de son espace ainsi que de sa réserve animale et forestière. Jules Mayifula estime que cette perte va au-delà de 50% qui représentent la moitié de ce que le parc possédait.
« Le pourcentage, c'est au-delà de 50, même sur le plan forestier ou animal. C'est un danger (...) Et sur le plan spatial, le parc de Virunga d'aujourd'hui n'est plus celui que j'ai connu autrefois » , a déclaré Jules Mayifula tout en martelant également sur les pertes des vies des écogardes : "nous avons perdus beaucoup de nos collègues. Ils ont laissé des veuves et des orphelins’’.
Face à cette perte massive de la faune, flore ainsi que de l'espace du parc Virunga y compris ses gardes, les participants à la 14ème édition du RESAP ont réfléchi sur les mécanismes de sécurisation du parc Virunga, en vue de permettre un retour paisible des activités.