Un événement majeur pour la conservation de la biodiversité a marqué la République démocratique du Congo ce 10 décembre 2025. 24 rhinocéros blancs du Sud ont été transférés avec un succès logistique vers le Parc National de la Garamba. Ce transfert exceptionnel, orchestré par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature et Rhino Rewild d’African Parks, vise à restaurer une population durable de cette espèce emblématique en Afrique centrale.
Un itinéraire de plusieurs milliers de kilomètres, depuis la réserve sud-africaine de Munywana jusqu’au cœur de la Garamba couronne ce programme majestueux de conservation. Trois étapes, des mois de préparation et une coordination sans faille entre vétérinaires, logisticiens, experts en faune et partenaires de sécurité ont permis à ces géants de la faune de se retrouver dans un biotope sécurisé. Ce projet ambitieux a vu le jour grâce à une collaboration sans précédent entre l’ICCN et ses partenaires.
Le Parc National de la Garamba comprend d'immenses savanes, herbeuses ou boisées, entrecoupées de forêts-galeries le long des rivières et de dépressions marécageuses. Il abrite quatre des plus grands mammifères : l'éléphant, la girafe, l'hippopotame et surtout le rhinocéros blanc, inoffensif et beaucoup plus gros que le rhinocéros noir, dont il ne subsiste qu'une trentaine d'individus.
Rappelons que le Parc National de la Garamba est un parc national de la RD. Congo. Il est situé dans la province du Haut-Uélé, l’une des quatre provinces issues du démembrement de l’ancienne grande Province Orientale, à proximité de la frontière avec la République du Soudan du Sud.
Créé en 1928 à l'époque du Congo-Belge, ce Parc mesure à peu près 5 000 km2 et est réputé pour sa station de domestication d’éléphants, située à Gangala na Bodio et dont l’existence remonte à 1908.
Depuis octobre 2005, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, ICCN a transféré la gestion du parc à l'African Parks Conservation.
Le site fait partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril de 1984 à 1992. Et après la deuxième guerre du Congo, le site y a de nouveau été inscrit en 1996.