L’organisation des nations-unies, (ONU) a institué la journée mondiale de l’eau ; elle est célébrée le 22 mars de chaque année. Cette journée vise comme objectif, sensibiliser l’humanité sur la gestion de cette ressource indispensable à la vie. Cependant, la raréfaction des ressources en eau menace fortement la paix dans le monde en générale ; en Afrique en particulier. Le secrétaire générale de l’ONU, Antonio Guteresse avait lancé, au mois de mars dernier, un véritable appel de détresse en tirant la sonnette d’alarme. Le dernier rapport sur l’Etat du climat mondial montre une planète au bord du gouffre. Certains records ne se contentent pas d’être battu ; ils explosent tout simplement les données et le changement s’accélère de plus en plus.
Selon l’ONU, cette année 2024, deux milliards des personnes n’ont pas accès à une eau propre et douce dans le monde. Plusieurs régions du monde sont gravement touchées. L’Amérique centrale, et notamment le Mexique, le bassin méditerranéen et l’Asie de l’Est. Les facteurs de cette raréfaction sont multiples : la baisse des précipitations, la hausse des températures ainsi que la croissance démographique.
En février dernier, plusieurs quartiers de Mexico ont dû être ravitaillés par des camions citernes. « Cela fait partie du changement environnementale mondiale. Et c’est ce changement dans la normalité et la stabilité de cycle météorologique qui est principalement à l’origine de manque d’eau », précisent Roberto Constantino, chercheur à l’Université de Mexico, cité par TV5Monde. Le manque a transformé l’eau en une question géopolitique.
Dès lors qu’elle se fait rare sur un territoire, des tensions surviennent. Cas du barrage de la Renaissance, encore en construction en Ethiopie. Il est à l’origine des vives tensions ente ce pays et son voisin l’Egypte. La raison, une baisse du débit du Nil ; fleuve vitale pour les égyptiens. Coté éthiopien, les autorités nient le future impact négatif de ce projet. Elles affirment, haut et fort, que du fait que des inondations ont été signalé dans des villes d’Egypte et du Soudan, cela montre à suffisance que la construction du barrage de la Renaissance ne nuira pas aux peuples égyptiens et soudanais. De l’avis des experts et autres chercheurs, à l’horizon 2050, le manque d’eau devrait toucher cinq milliards d’êtres humains.