La pollution atmosphérique dépasse parfois le seuil toléré. Il circule dans l’air à Kinshasa, 63,2 microgrammes par mètre cube des particules fines (PM 2,5), dangereuses pour la santé. Ces données (OMS) prélevées à Kinshasa, est une première en RDC. Elles révèlent une situation inquiétante pour de nombreuses villes congolaises.
L’industrie minière en tête des pollueurs
L’industrie minière est désignée comme principale source de pollution de l’air à Lubumbashi, dans l’ex-Katanga minier. Le climatologue Jean-Pierre Ndjibu, professeur à l’Université de Lubumbashi, avait prélevé des mesures surprenantes à l’ouest de la ville. « On est pratiquement au-delà de 290 MG le m3 de particules fines. Ces particules, MP10, emportent le sulfate et le nitrate, des particules qui vont jusqu’au niveau des poumons et au niveau du système cardiovasculaire. On ne s’en rend pas compte », s’inquiète-t-il. Aussi, la diminution des arbres dans la ceinture de Lubumbashi aggraverait la détérioration de la qualité de l’air.
Désormais, l’air se déplaçant à 18km à l’heure, l’air pollué se propage très vite. Mais Lubumbashi, Kinshasa connaît une faible implantation des industries. Cependant, « les rares qui existent polluent davantage. Sur la 7ème rue, dans la commune de Limite », explique sous anonymat un habitant de Kinshasa. « Une fabrique d’allumettes pollue chaque jour à partir de 4 heures. Malheureusement, une loi sur les pollueurs-payeurs reste bloquée à l’assemblée de la province de Kinshasa. Personne ne les traque »,a-t-il précisé
Incinérateur dans les hôpitaux
La population qui habite les environs de l’incinérateur se plaigne et en ont marre de ce qui se passe avec cet incinérateur. C’est la pollution et la contamination en masse ou en puissance par la voie de l’air. Avec les maladies du genre covid-19, Impox et autres, cet incinérateur ne mérite pas d’être installé à proximité de la population. L’Etat devra s’impliquer d’une manière responsable et non avec indifférence.