RDC : La conservation forestière et la biodiversité parmi les enjeux importants pour le développement économique durable

Le Brésil, la RDC, l’Indonésie… Ces nations, communément appelées pays « mégadivers », occupent environ 10 % de la surface terrestre. Cependant, leur importance pour la planète est bien plus grande, puisqu’elles abritent près de 70 % de la biodiversité terrestre. Elles sont le refuge de millions d’espèces végétales et animales, dont une grande partie est unique à ces régions.

Ces pays accueillent également les plus vastes bassins forestiers du monde, véritable « poumons de la Terre », qui jouent un rôle régulateur du climat, de séquestration du Carbonne et de préservation des écosystèmes.

Ainsi, pour la RD. Congo, la conservation forestière et la biodiversité sont parmi les enjeux importants pour son développement économique durable au niveau local, ainsi que les mesures de lutte contre le changement climatique au niveau mondial. Puissance mondiale environnementale, la République Démocratique du Congo dispose de plus de 155 millions d’hectares de forêts, soit 67 % de son territoire.

Cependant, la question de financement préoccupe au plus haut point la RDC ‘’pays solution’’ quant à la conservation de ses forêts tropicales. Le suspens laissé par rapport à cette question à l’issue de la conférence sur la biodiversité COP16 qui s’est tenue à Cali, en Colombie, du 21 octobre au 1er novembre 2024 a laissé un goût d’inachevé au négociateur de la RDC. Face à la non tenue, par les pays dits développés, de leur engagement financier par rapport, non seulement au financement des nations, qui sont les premières à ressentir les effets de la crise de la biodiversité et qui doivent faire face aux conséquences des modes de consommation des pays du nord mais aussi l’accès pas facile des pays du sud à ces fonds.

 A la fin de cette COP16 - dont les négociations vont se poursuivre au mois de février à Rome, en Italie - la délégation congolaise à travers son négociateur en chef, a exprimé sa déception. Et ce, malgré les appels à une plus grande mobilisation pour préserver ses forêts essentielles pour l’équilibre planétaire lors des négociations sur la biodiversité. 

Pour Nicky Kinginia, quelle n’a pas été sa stupéfaction, lui qui pensait qu’à la fin de ces négociations sur la biodiversité à cette Cop16 un document allait être adopté aussi tôt, du fait que toutes les parties avaient été consultées. « Nous avons été surpris de voir que les autres voulaient encore qu’on leur donne plus de temps… A la dernière minute, ils n’ont pas voulu adopter le document, ce qui prouve qu’ils n’étaient pas d’accord. Malgré toutes les consultations que nous avons eues, c’est déjà un signe de mauvaise foi », avait déclaré sur les ondes de RFI, le négociateur en chef de la RD. Congo.

Comme si cela était prémonitoire, les propos de la ministre Susana Muhamad, présidente de la COP16, semblent illustrer la difficulté des négociations : «  C’est l’une des questions les plus complexes à aborder au sein de la COP, en raison des divergences profondes entre les parties, les présidents et les délégués », a-t-elle déclaré.

Ainsi, au matin final, la ministre a décidé de suspendre les négociations lors du sommet des nations-Unies, constatant l’absence de quorum après que plusieurs délégués, épuisés par une nuit blanche en plénière, aient quitté la session pour attraper leur vol. « C’est terminé », a-t-elle annoncé depuis la tribune, félicitant ses équipes pour leur travail.

Pour la RDC, dont les forêts abritent une biodiversité cruciale pour l’équilibre planétaire, l’enjeu est de taille : Ces engagements tant attendus des pays développés pourraient-ils enfin se traduire par des actions tangibles pour préserver ce patrimoine inestimable ?  Wait and see

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