La Première ministre de la RDC, Judith Suminwa Tuluka a exigé à la communauté internationale et aux pays pollueurs de repenser à une compensation équitable aux profits des communautés locales et des peuples autochtones de la RD. Congo.
Elle a, par ailleurs, indiqué que cette compensation devrait être équivalente au rôle que joue son pays dans la préservation du climat mondial. Cette prise de parole a eu lieu ce mardi 12 novembre à Bakou en Azerbaïdjan.
« Nous demandons à la communauté internationale de reconnaitre et à rétribuer la contribution écologique de la RDC, pays avec d’immenses ressources forestières, hydrauliques et minières stratégiques. Nous réitérons l’importance d’une compensation financière juste pour la RDC par rapport à son rôle crucial en tant que premier poumon climatique du monde », a déclaré Judith Suminwa.
Face aux délégations congolaises présentes, Judith Suminwa a rappelé que le changement climatique est un enjeu majeur pour l’avenir de la planète et le développement durable de la RDC. Elle a encouragé ses compatriotes à défendre la voix de la RDC, particulièrement sur la question des crédits carbone, indispensables pour financer la transition énergétique du pays.
« Nous devons récupérer financièrement ce qui nous permettra d’accélérer notre développement. Forte de ses vastes forêts et de ses ressources minérales essentielles à la transition énergétique, la RDC se positionne comme un acteur clé dans la lutte contre le changement climatique », a-t-elle affirmé, en insistant sur l’importance d’une rétribution qui n’est pas une faveur, mais un droit légitime.
Accompagnée de la ministre de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaiba ainsi que de Bestine Kazadi, ministre déléguée à la Coopération internationale ; Judith Suminwa a également mis en lumière le potentiel exceptionnel de la RDC pour contribuer aux solutions climatiques globales.