- Georges HERADY
- 2025-12-22 07:42:21
L’Organisation des Nations-Unies sonne une nouvelle fois l’alarme pour appeler les pays membres signataires de l’accord de Paris de contenir le réchauffement à 1,5°c et de respecter leur contribution déterminée nationale, CDN en sigle. Cette alerte de l’ONU, a été lancée le lundi 28 octobre 2024, tout juste à deux semaines de la COP29 à Baku en Azerbaïdjan. Les experts de cette organisation planétaire ont indiqué que ces mesures permettront de déjouer les conséquences les plus catastrophiques liées au changement climatique.
« Les engagements des pays mènent à seulement 2,6% de baisse des émissions mondiales de gaz à effet de serre au lieu des 43% préconisés pour espérer limiter le réchauffement climatique à la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris », a alerté l’ONU.
Le rapport de l’ONU a statué sur les dernières réalisations de 195 pays signataires de l’accord de Paris de 2015. A en croire la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, les plans d’action climatique nationaux n’ont que peu progressé en une année.
« Ces plans d’action sont loin de répondre aux besoins pour empêcher le réchauffement planétaire de paralyser toutes les économies et de détruire des milliards des vies et de moyens de subsistance. Le rapport de synthèse publié ce lundi doit marquer un tournant, mettant fin à l’ère de l’insuffisance et déclenchant une nouvelle ère d’accélération, avec de nouveaux plans d’action climatique nationaux beaucoup plus audacieux de la part de chaque pays attendus l’année prochaine », a souligné Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques.
Dans une autre publication, le Programme des Nations-Unies pour l’environnement, PNUE avait déjà alerté jeudi 24 octobre sur l’absence de progrès significatifs depuis un an du programme. Selon les calculs de ce programme, les politiques actuelles entraineraient un réchauffement « catastrophique » de 3,1°C au cours de ce 21ème siècle. « Les températures mondiales grimperaient de 2,6°C. Nous avons besoin d’une mobilisation mondiale d’une ampleur et d’un rythme jamais vus auparavant et ce, dès maintenant, ou l’objectif de 1,5°C sera bientôt mort », avait averti Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE.
Au total, 34 pays, dont les membres de l’Union européenne, le Brésil ou l’Azerbaïdjan ont indiqué qu’ils veulent mettre à jour leurs objectifs adaptés jusqu’au bout de l’année 2025, avant la COP30. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et les experts mandatés de l’ONU ont renseigné que pour avoir 50% de chances de contenir le réchauffement à 1,5°C, les émissions mondiales doivent baisser de 43% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de prélèvement de 2019.