- Georges HERADY
- 2025-12-22 07:42:21
Un groupe d’experts se retrouve en atelier à Lubumbashi, dans la province du Haut – Katanga, dans le cadre d’un rassemblement des scientifiques venus d’une vingtaine de pays d’Afrique. Durant deux jours, les participants réfléchissent sur l’accroissement de la contribution des scientifiques aux Stratégies et plans d’actions nationaux pour la biodiversité (SPANB) de leurs pays. Ce, afin d’éclairer les décisions politiques relatives à la gestion durable de la biodiversité.
La biodiversité dans la région d’Afrique centrale, surtout de la RDC n’est pas très bien connue à cause du manque d’inventaires. En RDC particulièrement, les inventaires sont réalisés souvent dans les zones où il y a des intérêts. « Il y a donc des grandes surfaces non connue du point de vue de la biodiversité », a dit Mylor Ngoy Shutcha, coordonnateur de CABES Afrique centrale.
Et d’ajouter : ‘’Il y a une faible contribution des pays de l’Afrique francophones aux évaluations de l’IPBES. Cela est dû notamment au défaut de collaboration entre les chercheurs ‘’, avant de préciser que c’est cet état des choses qui rend difficile l’accès aux données qui couvrent la grande superficie.
En RDC, la plateforme nationale BioSE-RDC a influencé beaucoup de choses dans le processus de mise à jour de SPANB, affirme pour sa part Daniel Mukubi, point focal national CABES en RDC. « Elle est intervenue pour calibrer les objectifs nationaux sur les évaluations de l'IPBES; elle intervient dans la politique nationale sur la faune sauvage, avec la mise à jour de la loi sur la chasse qui date de 1982. Elle intervient également dans le processus de révision de la loi sur la conservation, avec la prise en compte des APA, et des conflits Homme-Faune ainsi que dans la mise à jour de la CDN avec un regard sur les aspects liés aux pollutions », a-t-il martelé.
Signalons que le programme de master de CABES a été mis en place dans 3 universités : Félix-Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire, l’Université d'Addis-Abeba en Ethiopie et l’Université de Lubumbashi, UNILU, en RD Congo. La première cohorte (2022-2024) a été lancée en Côte d’Ivoire. Actuellement, c’est le début de la 2ème cohorte (2024-2026) en RDC et en Ethiopie.
A en croire le Professeur N’Golo Komé, coordonnateur de SPIBES, ce master est organisé pour éduquer et renforcer les capacités des nouvelles générations à faire face aux défis complexes de l’environnement, de la biodiversité et des pollutions.