- Georges HERADY
- 2025-12-22 07:42:21
La République démocratique du Congo (RDC) est envahie par les déchets plastiques. À Kinshasa, ces déchets obstruent les caniveaux, aggravant les inondations et créant des eaux stagnantes, qui hébergent les moustiques, sources de maladies comme le choléra et le paludisme. Brûlés à ciel ouvert, ils libèrent des fumées toxiques qui nuisent à la santé des habitants. Dans les rivières et le fleuve Congo, les plastiques détruisent les écosystèmes aquatiques et contaminent la chaîne alimentaire par les microplastiques.
Clôturé dimanche 1er décembre dernier, le sommet de Busan, qui visait à trouver des solutions globales à la crise des déchets plastiques, n’a pas permis de dégager des financements suffisants pour les pays africains, dont la RDC. Ce revers freine les initiatives locales déjà limitées, comme le recyclage ou la production de matériaux alternatifs. L’absence d’un appui international solide rend la lutte contre cette crise encore plus difficile pour un pays aux ressources limitées.
Cependant, des actions locales émergent. D’un côté d’autres usines œuvrant en RDC transforment les plastiques en briques écologiques, et d’un autre, les appels à interdire les emballages non recyclables doivent se multiplier. Mais sans une stratégie nationale ambitieuse et des moyens adéquats, ces efforts restent marginaux. La RDC doit donc redoubler d’efforts pour sortir de cette crise écologique qui menace à la fois sa population et son environnement.